Dédié à celui du Duc, The Big Leboswki, Frères Cohen, 1998.
Devinez à qui
Hé Toi mon hirsute élimé
Ouais Toi, l’ami des matins noirs
Des lendemains qui déchantent après le soir
Aux excès à éliminer
Toi le tout pourri
Couleur d’un bad-trip verdâtre
Toi seul réchauffes ce bout de plâtre
La foi en mon foie que j’idolâtre
Au bout de la Nuit
Toi qui ne ressembles à rien,
Comme mes titubantes turpitudes
Qui déjà effrayent les succubes
Ta laideur ne m’arrange point
Qu’importe si Tu m’travestis,
Sur mon dos vieille pelisse
Tes ailes font de moi l’Ulysse
Qui franchit l’éthylique abysse
Du fond de ma Nuit
Il me faut reconnaître d’ailleurs
Que Tu supportes avec courage
L’émanation de mon carnage
Qui décuple mes matinales senteurs
Hé Toi ma vieille cape,
Je ris dessous bien que je sache
Que si Ton aspect est sans panache
La faute (en) incombe aux vices que j’cache,
Quand ma Nuit dérape
Qui d’ailleurs eût pu pensé
Que de Toi je chante la gloire
Qu’un jour je sois mené
A rendre hommage à mon peignoir ?