Espace privé / Se promener...
Dans la même rubrique
Peinture
Le Dire est Dispersé
Tu s’est tu
Mutarotnegra
Tout devient Peu
L’Or est en Nous
Redescente de Barcelone
Des on pour un Nous
Solitudes
Facétie poétique fine
Du même auteur
Redescente de Barcelone
Hergun
Les hirondelles d’Iguaçu
Fukushima mon amour
Lubie lubrique
Devinez à qui
Promesses rouge à lèvre
Amour punK
Rénovation
Canaille
Accueil du site > Poésie > Devinez à qui

Dédié à celui du Duc, The Big Leboswki, Frères Cohen, 1998.


Devinez à qui

Hé Toi mon hirsute élimé
Ouais Toi, l’ami des matins noirs
Des lendemains qui déchantent après le soir
Aux excès à éliminer

Toi le tout pourri
Couleur d’un bad-trip verdâtre
Toi seul réchauffes ce bout de plâtre
La foi en mon foie que j’idolâtre
Au bout de la Nuit

Toi qui ne ressembles à rien,
Comme mes titubantes turpitudes
Qui déjà effrayent les succubes
Ta laideur ne m’arrange point

Qu’importe si Tu m’travestis,
Sur mon dos vieille pelisse
Tes ailes font de moi l’Ulysse
Qui franchit l’éthylique abysse
Du fond de ma Nuit

Il me faut reconnaître d’ailleurs
Que Tu supportes avec courage
L’émanation de mon carnage
Qui décuple mes matinales senteurs

Hé Toi ma vieille cape,
Je ris dessous bien que je sache
Que si Ton aspect est sans panache
La faute (en) incombe aux vices que j’cache,
Quand ma Nuit dérape

Qui d’ailleurs eût pu pensé
Que de Toi je chante la gloire
Qu’un jour je sois mené
A rendre hommage à mon peignoir ?