Espace privé / Se promener...
Dans la même rubrique
Peinture
Le Dire est Dispersé
Tu s’est tu
Mutarotnegra
Tout devient Peu
L’Or est en Nous
Redescente de Barcelone
Des on pour un Nous
Solitudes
Facétie poétique fine
Du même auteur
Solitudes
Si Nous Etions nos Dénis
Phoenix
Ma plus Belle Histoire d’Amour
Ombres
Letter to my Nephew
Change of Heart
l’ombre
Au Bord de la Route
brouillard
Accueil du site > Poésie > Si Nous Etions nos Dénis

Notre humanité nous rattrapera toujours.
On peut toujours essayer.
On peut essayer de s’améliorer, d’être un meilleur nous-même.
Nous ne sommes finalement que ce que nos interactions avec les autres font de nous.
Que ce que notre éducation a fait de nous.
Que ce que nos déceptions ont fait de nous.
Nous sommes les morceaux de nos rêves brisés.
Les regrets de nos actes manqués.
Les petites victoires qui ont suivi les grandes batailles.
Les sourires esquissés et les larmes qu’on a versé.
Les pensées indécentes que l’on a eu.
Les promesses que l’on a faites.
Nous sommes à la fois inutiles et indispensables au monde.
Inutiles,
car notre absence ne changerait rien.
Indispensables,
car notre présence change tout.

Notre humanité nous rattrapera toujours.
On grandit et nos peurs avec.
Et nos doutes aussi.
Mais nos espoirs je ne sais pas.
On grandit, et nos chagrins avec.
On les emporte avec nous,
Et nos rêves aussi.

On balade avec nous nos vieux refrains
Et parfois on chante pour se redonner du courage en chemin.
On balade avec nous quelques souvenirs lointains
Parfois on pleure pour les laver des traces qu’ils ont laissé.
Et on pense à demain.
On croit que quelqu’un nous attend quelque part
Alors qu’en fait c’est nous qui nous sommes perdus.
Car c’est bien la mission dont on se croit investi,
Chercher les réponses à des questions
Que l’on aurait jamais dû se poser
Chercher un sens à l’insensé
Et une route pour avancer
Et une clé pour chaque porte
Et une raison pour tous les maux

On peut toujours essayer
D’être un meilleur nous-même
Mais si l’on se retournait
Sur notre humanité
On verrait que finalement,
On est déjà
Pas si mal que ça