Les hirondelles d’Iguaçu
Quand le Brésil me dévora pays voleur d’âme
Mangue violente capture m’offrant l’apaisement
On m’y dit que j’avais un regard d’homme
Et ce qui ouvre leurs portes, un sourire d’enfant
Quand un Brésil embrasé m’expliqua son Feu
Brasier dans les troncs rouges et les églises couvant
Brûlures d’or et de chairs souvenirs affreux
L’énergie folle de toutes les races en leurs veines se mouvant
Quand au Brésil mon orixas devint celui de l’Eau
Après mes passages bourbait le sol d’un rouge aqueux
Sur flots troubles de Salvador Brasilia à Rio
Voguait mon arche en leur déluge sans tête ni queue
Quand ce Brésil d’une âme sœur m’offrit l’écho
Elfique princesse fille de la Terre en un soupir
Sans empreintes sur le sable, des arbres faisant Jéricho
Notre sarabande en leur candomblé se tailla un empire
Et quand du Brésil en Feu je dus m’ébranler m’écouler
Terre(s) et Eau(x) se conjuguèrent pour m’en sortir
De leur sein le plus magnifique me montrant comment s’envoler
Les hirondelles d’Iguaçu à la vie en l’Air me firent revenir