Espace privé / Se promener...
Dans la même rubrique
Peinture
Le Dire est Dispersé
Tu s’est tu
Mutarotnegra
Tout devient Peu
L’Or est en Nous
Redescente de Barcelone
Des on pour un Nous
Solitudes
Facétie poétique fine
Du même auteur
Redescente de Barcelone
Hergun
Les hirondelles d’Iguaçu
Fukushima mon amour
Lubie lubrique
Devinez à qui
Promesses rouge à lèvre
Amour punK
Rénovation
Canaille
Accueil du site > Poésie > Les hirondelles d’Iguaçu
Les hirondelles d’Iguaçu

Quand le Brésil me dévora pays voleur d’âme
Mangue violente capture m’offrant l’apaisement
On m’y dit que j’avais un regard d’homme
Et ce qui ouvre leurs portes, un sourire d’enfant

Quand un Brésil embrasé m’expliqua son Feu
Brasier dans les troncs rouges et les églises couvant
Brûlures d’or et de chairs souvenirs affreux
L’énergie folle de toutes les races en leurs veines se mouvant

Quand au Brésil mon orixas devint celui de l’Eau
Après mes passages bourbait le sol d’un rouge aqueux
Sur flots troubles de Salvador Brasilia à Rio
Voguait mon arche en leur déluge sans tête ni queue

Quand ce Brésil d’une âme sœur m’offrit l’écho
Elfique princesse fille de la Terre en un soupir
Sans empreintes sur le sable, des arbres faisant Jéricho
Notre sarabande en leur candomblé se tailla un empire

Et quand du Brésil en Feu je dus m’ébranler m’écouler
Terre(s) et Eau(x) se conjuguèrent pour m’en sortir
De leur sein le plus magnifique me montrant comment s’envoler
Les hirondelles d’Iguaçu à la vie en l’Air me firent revenir