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Accueil du site > Poésie > Le mythe qu’on se fait

Avoir un sourire
tel un nom-filet
capable de capturer tout un être ;
de l’acculer dans son recoin,
plein d’inachevés stockés
comme des objets incompris du futur...

Ça et là,
des énergies qui s’ennuient,
qui cherchent leurs issues impossibles,
qui attendent l’éclair de génie
censé naître depuis
le néant des dieux...

Enfermées comme une assemblée de muses
parlant chacune son idiome,
comme autant de lettres
d’un même alphabet du mystère ;
impossible à déchiffrer
sans retrouver l’unité
que leur nature aimantée leur dicte.

Le code pour atteindre l’osmose
du langage au son de vérité
- caché derrière un sourire
en forme d’énigme qui dérive...
l’unité de la Muse livre son idée
mais déjà,
son image n’est plus qu’une ombre qui fuit.

Yeux-battus qui larmoient
sans liquide digne
de la perte d’une aussi saine folie,
propre à transpirer de nos êtres
et faire déborder
la subtile saveur de notre essence...

Arraisonné par le besoin
de vie qui continue,
le mythe s’élève avec légèreté
jusqu’à la hauteur
de ce que notre carcasse
nourrit de rêves les plus beaux...

… le cours du mystère conserve ses droits.