Écris pour ne pas seulement détruire, pour ne pas seulement conserver, pour ne pas transmettre, écris sous l’attrait de l’impossible réel, cette part de désastre où sombre, sauve et intacte, toute réalité. » Face à la page blanche, face à un premier néant, celui qui tient la plume effectue un premier combat, et ignore tout à fait quelle forme s’apprête à prendre sa pensée. Pourra-t-elle seulement être une forme, consciente de sa portée duelle, entre anéantissement et bouteille lancée à la mer, malgré elle ? Il semble que rien ne précède la pensée, et que l’écriture lui est co-naissante, connaissance. Écrire est une tentation qui échappe à toute définition ; et nous répétons inlassablement les mots de Maurice Blanchot...